Blog - conseiller général 54

Mathieu Klein, conseiller général socialiste de Nancy-Nord, vice-président du conseil général de Meurthe-et-Moselle

mardi 18 octobre 2005

mécano

Ce que je retiens des primaires dans la gauche italienne, c'est d'abord que lorsqu'on confie une véritable responsabilité aux citoyens, ils la saisissent. On pourra toujours discuter les résultats d'une élection, ce qui compte ici c'est la méthode employée, et elle semble séduisante. 1 million d'électeurs attendus pour choisir le candidat de la coalition de gauche face à Berlusconi, et 4 millions à l'arrivée.
C'est de ce type de démonstration que la démocratie participative peut prendre du sens.

De quoi souffre notamment la vie politique ? Souvent, nous sommes accusés de dire tous la même chose, de reprendre les mêmes options moyennant un léger lifting. De favoriser des clivages artificiels qui ne répondent qu'à des luttes de pouvoir.
Et ce qui est vrai sur la totalité de l'arc démocratique l'est d'autant plus dans la gauche et au sein du PS.
C'est d'ailleurs pour cette raison que les outils qui font aujourd'hui débat entre les socialistes, au sens des moyens que se donneront le prochain gouvernement et la prochaine majorité parlementaire de gauche pour arriver à leurs objectifs. Ne me dis pas seulement ce que tu vas faire, dis moi comment tu vas le faire ... Voir la motion 5 - http://nouveau-ps.net

Car plus de démocratie et plus de participation, tout le monde souscrit. Les socialistes ne sont pas les moins biens placés pour en parler, puisque les militants désignent leurs candidats dans des primaires internes, pour toutes les élections. C'est comme cela qu'en 1995 un certain Lionel Jospin devenait candidat à la présidentielle (battant le 1er secrétaire d'alors, un certain Henri Emmanuelli).

Pourquoi ne pas imaginer ouvrir ce processus à tous les citoyens qui le souhaitent ? Les nombreux prétendants socialistes devraient alors se faire un peu violence pour démontrer en quoi leurs projets et stratégies sont les bons et non se contenter d'attendre l'implosion de la motion 1 (F Hollande) pour ramasser les miettes (ou les faire ramasser par les cadres locaux des fédérations et sections de son courant, selon l'idée du 1er secrétaire d'écrémer ainsi la liste des prétendants)... et le PS (comme les autres partis de la gauche d'ailleurs) trouverait là une occasion de s'ouvrir vraiment sur la société en démontrant concrètement l'utilité et la responsabilité d'un engagement politique.
Cela ne pourra pas être pire que ces fameux adhérents du projet (quelqu'un s'en souvient ?), invités à réfléchir "sans le formalisme d'une carte d'adhésion" mais à rentrer chez eux au moment du vote ...
En plus, ce qui vaudrait pour désigner un candidat à la présidentielle version Vème République pourrait valoir pour un premier ministre/chef de majorité dans la VIème !

Posté par Mathieu Klein à 22:54 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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