mardi 6 septembre 2005
Mon téléphone fixe est out depuis plusieurs semaines, mais ma messagerie France Télécom était toujours active.
Parmi les messages que j'ai écouté avec un téléphone réparé aujourd'hui, je réponds ici à "André, de la permanence de Laurent Hénart".
Merci de m'avoir appelé, j'ai failli oublié d'aller voter dimanche ! Mais grâce à vous, j'ai rempli mon devoir. Et comme j'ai cru comprendre qu'il y avait un second tour dimanche, j'attends votre appel pour me dire d'y retourner.
Et avec cette abstention record, il va falloir redoubler d'énergie au téléphone. Bon courage André !
lundi 5 septembre 2005
Merci à toutes celles et tous ceux qui m’ont fait confiance hier.
La gauche gagnera cette élection mobilisée et rassemblée.
Mais finalement, celui qui sera élu dimanche pourra-t-il être pleinement satisfait ?
La démocratie n’est pas correctement traitée et avec elle les citoyens, dans cette élection estivale. J’espère que cette semaine de second tour contribuera à mobiliser les électeurs.
Personne ne peut pavoiser avec moins de 29 % de participation et surtout pas celui qui a tout fait pour qu’il en soit ainsi.
Ce second tour est plus lisible.
Des sources autorisées de renseignements faisaient depuis quelques jours état d’une primaire « socialiste » très serrée. On m’a même prédit samedi soir une potentielle mauvaise surprise.
J’ai donc ressenti d’abord un petit soulagement et surtout du plaisir à constater que, partout, les électeurs socialistes avaient fait un choix net.
Car c’est vrai que c’était une campagne de 1er tour un peu étrange. Je n'ai jamais perdu de vue que l’adversaire, c’est l’UMP.
Mais il a fallu aussi beaucoup expliquer la situation à gauche. Afficher ses convictions en portant avec soi celles de tous les socialistes. Refuser la polémique stérile. Faire en sorte d’être, au final, à la hauteur de la confiance des socialistes et, au-delà, de tous les citoyens de gauche qui me l’avaient manifestée.
En route pour la suite ;-)
samedi 3 septembre 2005
En raison du 1er tour des élections législatives du dimanche 4 septembre, et conformément au code électoral,ce blog sera de nouveau actif lundi 5 septembre à midi
vendredi 2 septembre 2005
Jusqu’au bout, la venue de Ségolène Royal a été source de grandes interrogations éditoriales.
Sa présence a seulement démontré qu’on pouvait faire la différence entre les débats internes du PS et une élection législative.
Depuis plus d’une semaine la presse nationale suit cette élection avec gourmandise (c’est vous dire si je prends encore le temps de lire les journaux, cher Pierrot) sous deux angles :
- la 1ère élection politique de l’ère Villepin, la 1ère tentative de recyclage des ex Raffarin
- l’illustration locale des divisions nationales du PS.
J’ai déjà dit que je ne partageais pas leur avis sur le PS, tout simplement parce que si nos débats donnaient lieu demain à la présentation de plusieurs candidats devant les électeurs, la gauche n’était pas prête de retrouver la majorité et de gouverner.
Voilà pourquoi depuis cent ans et dans toute la France (car on finirait par croire que c’est une spécificité locale ;-)), les socialistes essaient de se rassembler le plus souvent possible autour d’une seule candidature.
Et si j’ai bien entendu depuis un mois des électeurs déplorer la dispersion possible des voix de gauche, je n’en ai entendu aucun réclamer pour l’avenir plusieurs partis socialistes (étant entendu que B Kouchner et M Rocard n’habitent pas sur la 1ère circonscription, je n’étais donc pas susceptible de les croiser en porte à porte)
Parmi ceux qui souhaitent que la gauche gagne, tout du moins. Pour ceux qui veulent aider l’UMP, en revanche …
Ce qui est plus surprenant, c’est que personne n’éditorialise avec la même verve sur la proximité entre Laurent Hénart et Nicolas Sarkozy, sur le document de campagne du premier.
Avec tout le mal que se donnent les radicaux pour se démarquer de la maison mère, c’est quand même étrange, non ? Cela voudrait-il dire que pour quelques voix, on est prêt à mettre son mouchoir sur ses convictions humanistes et sociales ? Je n’ose l’imaginer …
