Blog - conseiller général 54

Mathieu Klein, conseiller général socialiste de Nancy-Nord, vice-président du conseil général de Meurthe-et-Moselle

mardi 30 août 2005

La constance avec laquelle les jeunes "populaires" distribuent depuis quelques jours leur tract sur la guerre des roses est remarquable. Je les ai même croisé arpentant (au pas de charge, certes) le marché du Haut du Lièvre dimanche matin, c'est dire si l'heure est grave.
Ils ont aussi été vus autour de la place Stan hier soir. Si le but était d'amuser les 250 participants à l'apéro-débat avec Michel Dinet et Arnaud Montebourg, c'était réussi.
L'objectif politique du document m'échappe encore quelque peu quand on se place du point de vue de la droite, mais bon... Pourvu que l'UDF ne demande pas à ce qu'il soit imputé à mes comptes de campagne ;-)

J'ai eu beaucoup de plaisir à cette réunion au Jean Lamour hier soir, mais cela n'étonnera personne.
En observant la salle, j'ai retrouvé beaucoup de camarades socialistes (divers et variés), des amis, près du bar quelques paires d'yeux UMP, DVG, etc. (pas assez discrètes et l'air un peu renfrogné, c'est bon signe !) et au moins 20 à 30 % de personnes qui ne fréquentent pas habituellement ce genre de rencontres. J'en ai d'ailleurs revu une aujourd'hui rue Oberlin qui s'est beaucoup intéressée au débat.
Que la politique reprenne sa place dans la cité, je suis sûr qu'en changeant elle peut rencontrer à nouveau les citoyens.

La phrase du jour, rue Canrobert
"La blancheur des pavés place Stan, vous savez ce que ça lui fait au maire ? ça le rend aveugle."

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dimanche 28 août 2005

Samedi à la Fête des Mirabelles, aux Trois Maisons, j'ai un échange argumenté sur des confitures faites (pour chaque pot, je précise) avec 100 % d'amour de la part de leur conceptrice. C'est garanti, écrit sur l'emballage. Je m'interroge sur le goût de l'amour dans une confiture "si vous ne le trouvez pas, je vous rembourse demain".
Je suis revenu le lendemain, je n'ai pas demandé de remboursement (je ne sais pas si c'est l'amour, elles sont en tout cas très bonnes).
L'après midi, au parc Charles III, un homme vient vers moi et me demande un exemplaire du document de campagne. "Ma femme est à la maternité, elle a vu dans le journal que vous étiez au parc cet après-midi et elle m'a demandé de venir chercher votre brochure pour sa chambre". Je suis très touché qu'elle ait pensé à moi, surtout que toute enceinte (et pas en très bonne santé d'après ce que m'a expliqué son mari) qu'elle est, elle aurait pu l'envoyer chercher deux médecins en promenade aux Trois Maisons ... Si j'avais su, je lui aurais amené des confitures 100 % d'amour.

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vendredi 26 août 2005

Les cartes postales marchent pas mal, la case "je souhaite rencontrer ..." m'a permis de rencontrer Marie-Paule, ce mardi au Haut du Lièvre.
Elle a 58 ans, vit dans le quartier depuis deux ans. Elle m'a dit "je n'ai rien à vous demander, je voulais vous rencontrer parce que je veux que vous entendiez mon histoire, celle d'une Rmiste qui rêve de s'en sortir, mais qui n'y croit plus guère vu mon âge"

Elle m'a confié un texte dont je vous livre quelques extraits

"(...) J'ai été à l'ANPE qui m'a envoyé à la Mission Locale, qui m'a envoyé à une association d'insertion. Ils sont spécialisés on m'a dit (...).Ben alors, j'fais quoi moi ? Bon, on réfléchit ensemble et on se dit la formation ! puisque j'en ai déjà fait . Sauf qu'il faut le bac + 4, dans mon temps comme dit l'autre, j'avais pas besoin du bac pour bosser. (...)
Ré-insérer par rapport à quoi, par rapport à qui ? Ceux qui bossent, quand je vois leur tête le soir, j'ai pas envie de leur ressembler. Quand je les vois s'engueuler dans les rayons du supermarché, pour s'arracher des promos ou le dernier dvd sorti, moi j'ai pas envie (...).
Est ce que parce que je n'ai pas de travail, je ne suis plus une personne ? Moi je me sens toujours la même, ma tête elle a pas changé, mon porte monnaie s'est vidé, mais pas ma tête ... Ah si, excusez, je fais erreur ! Ben si, ma tête elle s'est vidée. Ben oui, là aussi j'ai fait de la place ... comme avec les bibliothèques vous savez !
Là aussi je me suis séparée des idées qui ne me convenaient plus, comme par exemple :
- s'habiller chez telle ou telle marque c'est se reconnaître entre nous (oui mais les pauvres mettent nos vêtements alors ?)
- aller à la messe le dimanche, pour montrer qu'on est quelqu'un de bien ...
- donner quelques heures de son temps pour avoir la conscience tranquille quand je croise un mendiant dans la rue, ou que je licencie mes ouvriers ...
- pour être reconnu dans la société il faut occuper des postes importants, donc bosser plus que les autres, laisser sa famille et ses enfants se débrouiller seuls (...).
Oui, j'ai laissé tout ça sortir de ma tête (...)"

J'aimerais que tous ceux qui considèrent chaque Rmiste comme un fainéant qui refuse de chercher du travail et qui vit sur le dos de la société la rencontrent ou à défaut, la lisent. Je tiens le texte intégral à disposition.

Quelques jours plus tard, je discute au parc Charles III avec un homme qui a perdu son emploi et qui bénéficie du RMI depuis sept mois. Il cherche frénétiquement du travail depuis. Il ment sur son adresse lorsqu'il répond à une annonce, car le fait d'habiter au Haut du Lièvre le disqualifie automatiquement.

Pourquoi ne commence-t-on pas par supprimer le 54100 qui marque les adresses du Haut du Lièvre au fer rouge ?

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mercredi 24 août 2005

Rue Henri Bazin, le pire et le meilleur ...

Commencer à 9h30, parfois ça réveille ... le citoyen. En l'occurrence la citoyenne, qui m'a d'abord toisée d'un air peu satisfait puis m'a simplement dit "maintenant que vous m'avez réveillée, entrez, installez vous et vous me parlerez pendant le café". Elle me dit quand même qu'elle n'a jamais vu un candidat devant la porte de son appartement. Echange varié sur la situation de la gauche, le courage en politique, l'Europe, etc.
Elle veut aussi connaître ma position sur le mariage homo, le vote des étrangers.
C'est ainsi qu'on en vient à parler des propositions qui sont faites à l'occasion de ces élections.

J'insiste un instant là-dessus, car j'ai reçu des courriels à ce sujet.

Dans cette partielle, la majorité politique de la France n'est pas en jeu, car malheureusement la droite n'en est pas à un parlementaire près pour rester majoritaire. Il s'agit de savoir si on veut élire un député qui va accompagner la politique du gouvernement ou s'y opposer.
Un député socialiste aura la responsabilité de formuler des propositions dans la perspective de 2007 et à mon sens d'y travailler avec les habitants, la société civile, le mouvement social.
Aujourd'hui, j'ai affiché mes priorités (pouvoir d'achat, lutte contre les discriminations, logement et politique de la ville, éducation, ...), celles pour lesquelles je travaillerai à l'Assemblée, celles que je voudrai voir figurer demain dans le projet 2007 du PS.

Deux étages plus bas, j'échappe à la carabine... La charmante personne qui m'ouvre vocifère en menaçant de me planter une balle dans le front si je ne déguerpis pas séance tenante. Après l'avoir écouté éructer, je lui ai simplement demandé son permis de port d'arme, qu'au moins il me tire dessus en toute légalité ! Pour toute réponse, la porte a claqué ... Heureusement que je n'étais pas un jeune à casquette sur son scooter, sinon je pense que la blague aurait pu mal tourner.

La veille, dans le même registre mais dans une autre rue, je sonne chez une personne qui porte l'initiale du prénom et le nom de famille complet d'un ancien et tristement célèbre préfet de police de Vichy (ce n'est pas une mauvaise blague). Intérieurement, je me dis que ce patronyme doit être difficile à porter. Tu parles !
Je vous épargne le discours mais la conclusion m'a littéralement glacé sur place : "vous voyez le nom que je porte, j'en suis très fier, parce que c'est ce qu'il faudrait à la France d'aujourd'hui !".

Rue de Château Salins, j'entends à nouveau parler du pouvoir d'achat. Rue du Pont Cézard, j'entends à nouveau parler des débats internes du PS.
Les deux sujets du moment ?

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lundi 22 août 2005

Tour Etoile, avenue du général Leclerc
Le 18ème étage offre une vue sympathique de Nancy !
Le porte à porte permet de rencontrer toute sortes de personnes et d'aborder toutes sortes de questions, jusqu'aux plus inattendues.
Comme mon document de campagne voisinait sur le meuble d'entrée chez quelqu'un avec une fiche sur Louis-Camille Maillard, le résident de l'appartement m'a expliqué qui il était.
A mon tour de partager avec vous.
Connaissez vous ce Nancéien célèbre ?
Louis-Camille Maillard (1878 - 1936) a publié en 1912 un article sur les réaction chimiques - dites réactions de Maillard - qui se produisent quand on soumet à l'action de la chaleur un mélange de sucres et d'acides aminés. On obtient un brun caractéristique comme sur la viande rôtie ou la croûte du pain.
Ainsi, la simple cuisson de carottes (qui jettent du sucre à la cuisson) peut donner un caramel.
Ce chimiste de renom (né à Pont à Mousson et ayant fait ses études à Nancy) n'a d'ailleurs même pas sa rue à Nancy ... pour en savoir plus : lc-maillard.org
Et la réaction de Maillard appliquée à la vie politique locale, ça donne quoi ..?

Quai de la Bataille, je sonne à l'entrée d'une maison. Dans l'interphone :
"bonjour, Mathieu Klein, je suis candidat ... etc."
"entrez, je vous en prie, au fond du jardin à gauche"
Deux dames (disons 75 et 55 ans) m'attendent dans hall, la plus âgée s'approche
"alors, vous venez pour les élections ?"
"oui madame, je suis dans le quartier aujourd'hui pour rencontrer les habitants"
"je suis très contente de vous voir monsieur Hénart"
La plus jeune, parlant plus bas
"Maman, ce n'est pas monsieur Hénart"
Elle me regarde avec un petit sourire gêné, je la détends en rigolant plus franchement
"Non madame, je ne suis pas Laurent Hénart, mais il passera peut être vous voir un autre jour"
Sa fille reprend
"C'est monsieur Klein, le socialiste"
Ce dernier mot semble figer l'atmosphère quelques secondes ... mais très urbaines, mes interlocutrices se saisissent néanmoins de la carte que je leur propose.
Je sens bien que j'ai marqué des points décisifs dans cette maison ;-)

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dimanche 21 août 2005

Marché de la Vieille Ville, j'échange avec une femme qui me branche sur l'Europe. Elle a voté oui (car elle est pour la paix me dit elle, moi aussi lui ai je indiqué), mais elle est contre l'élargissement, contre la Turquie, contre le dumping social et petit à petit, contre les étrangers, les chômeurs, les Rmistes, les pauvres, etc. Elle veut tout de même voter à gauche, c'est familial. Je lui explique gentiment mes désaccords. C'est pas grave me répond elle, il y d'autres candidats à gauche. Exact, lui ai je confirmé.

Je vois derrière elle une femme qui achète sa charcuterie, qui l'entend et qui semble bouillir à mesure que la litanie se déroule.
Elle finit par me dire, rouge de colère : "mais comment faites vous pour écouter paisiblement des conneries pareilles, vous vous rendez compte, de gauche elle !! bon courage en tout cas et bonne chance, j'espère que vous en entendez aussi d'autres"

Oui, quelques autres !

Place Saint Epvre très demandée ce dimanche, un véritable ballet de candidats en Vieille Ville, PS, UMP, UDF, DVG, ... chacun son coin.

En fin de journée, je recroise le candidat DVG au Parc Sainte Marie.
C'est marrant, je rencontre cet après midi (et selon le sens de la marche dans le parc) deux types de personnes bien disctinctes : celles avec qui je discute normalement et celles qui voient en moi un destructeur de l'Europe à tendances trotskystes mal dissimulées. Allez savoir pourquoi ... ;-)
Sur ce dernier point, je vais aller prendre des cours chez Lionel ...

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samedi 20 août 2005

1945 : les femmes votent pour la 1ère fois lors des élections municipales en avril, en France. Le droit de vote leur était accordé un an plus tôt.

2005 : "oh moi, vous savez, la politique, je m'en occupe pas, je comprends rien. Mais je vais voter à chaque fois, comme mon mari me dit de faire".
Une femme d'une quarantaine d'année, rencontrée chez elle au 4ème étage ce samedi, à Malzéville.

Rez de chaussée, même immeuble. Une femme plus âgée ouvre, nous entamons la conversation.
Elle habite ici depuis longtemps, mais entame des travaux de rénovation pour y accueillir son ami qui s'installe avec elle. Je leur parle des venues prochaines d'Arnaud Montebourg et de Ségolène Royal à Nancy et Malzéville. Il faut dire que son ami m'avait immédiatement questionné sur mon appartenance dans le PS (je sens que la vie calme et unitaire des socialistes en ce moment vont booster ma campagne !) et que ma réponse ( = 1- je suis le candidat du PS, c'est à dire de tous les socialistes 2- au sein du PS, je suis au Nouveau Parti socialiste - NPS d' A. Montebourg, V. Peillon et B. Hamon) lui faisait assez plaisir.

Pour en revenir à mon sujet, l'effet Ségolène a été immédiat sur monsieur : "c'est quand, c'est où ???!!??". La lueur dans ses yeux n'est pas passée inaperçue à ceux de madame qui a répliqué par une taloche agrémentée d'un sonore "et tu peux oublier la Royal, pas question que tu ailles à cette réunion !!".
Pour ne pas compliquer un amour passionnel à l'aube de la mise en ménage plus formelle, ils ont été invités à venir ensemble, de telle sorte que tout cela reste essentiellement politique. Notez bien que c'est lui qui quitte Toul pour Malzéville, ce qui amènera une voix supplémentaire pour la gauche dans la 1ère circonscription, à l'avenir.

Est il utile de dire que je préfère la 2è réaction à la 1ère ?
Pourtant, la discussion avec la femme du 4ème m'a laissé songeur. Non pas que ce soit la première fois que j'entende cela. Mais elle a tenu à me dire qu'elle avait conscience de son comportement, qu'elle avait déjà pensé à s'intéresser mais que tout cela la dépassait largement. Qu'elle reprochait aux politiques de parler un langage incompréhensible, de passer leur temps à s'engueuler à la télévision : "à chaque fois que j'essaie de regarder, je zappe au bout de cinq minutes".
Elle ne m'a pas dit (comme d'autres) "allez vous faire f....., tous pourris, etc.", elle m'a juste indiqué que j'étais bien gentil mais que tout cela n'avait aucune signification pour elle.
Et pourquoi aller tout de même voter alors ? Sa réponse était limpide "je sais quand même que des gens se sont battus pour pouvoir voter, alors ça paraît normal de se déplacer".

Posté par Mathieu Klein à 23:42 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 18 août 2005

Journée riche : un communiste à Brin, une verte à Bouxières-aux-Chênes et, tenez vous bien, un adhérent du Parti radical valoisien toujours à Brin. Qui m'a néanmoins souhaité une bonne campagne. Si avec ça ...

A Brin sur Seille, deux habitants prennent le soleil sur un banc. N'allez pas croire qu'ils sont ensemble, madame (85 ans) habite "en bas" et pour une fois selon monsieur (80 ans) qui habite "en haut", est montée le voir.
"Vous êtes de Brin ?"
"Non monsieur, j'habite à Nancy"
"Ah, vous êtes Lorrain ?"
"Oui monsieur"
"Bien, parce qu'ici, vous voyez la rivière là en bas, c'est la frontière avec les casques à pointe"
Si je place mes origines mosellanes à ce stade de la conversation, je sens que ça va mal se poursuivre. Lui, le nez dans le document de campagne, a soudain le béguin pour JK. Que je me fais un plaisir d'appeler pour converser avec lui !
J'échappe ainsi à la dénonciation publique...

On me parle beaucoup aujourd'hui d'un entrefilet du Canard Enchaîné sur l'élection du 4 septembre.
Et puisque c'est un exercice interactif, je vous livre ce courriel reçu au moment même où j'écris ces lignes, d'un citoyen du quartier de Boudonville
"Bonsoir,
Lu dans le Canard enchainé du mercredi 17 août 2005, page 2:
Dans la plus grande discrétion, une série d'élections législatives partielles est programmée pour la rentrée. Elles devraient, si tout se passe bien, permettre à sept anciens ministres de retrouver leur siège de député (suit la liste des candidats).
Une majorité d'illustres inconnus mais qui ont de bonnes chances de l'emporter.
L'élection la plus risquée -celle de Laurent Hénart en Meurthe et Moselle- aura lieu dès le 4 septembre afin que "la campagne du candidat socialiste n'ait pas le temps de prendre" explique-t-on à Matignon (...)

Voilà qui devrait vous inciter à mettre les bouchées double au cours de la quinzaine à venir...
Bon courage!"

Je vais faire de mon mieux, promis !

Posté par Mathieu Klein à 22:35 - Campagne 2005 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 17 août 2005

Eulmont sous le soleil, enfin un peu d'été dans ce mois d'août !
J'y retrouve notamment la fleuriste du marché d'Haussonville ... le monde est petit.
Je fais du porte à porte avec MC (fille d'un copain d'Eulmont) qui vient d'avoir son bac et qui entre en LEA à Nancy 2. Tout en m'indiquant les "meilleures" maisons de la commune, elle me dit être plus tentée par les anarcho-syndicalistes que par les socialistes. Soit ... Cela dit, si la CNT la voyait à cette heure ci en train de faire campagne, pas sûr qu'elle y soit la bienvenue !

Dans le haut du village, je le confesse, j'ai fait une voix pour l'UMP. Cette personne m'ouvre, elle rentre de vacances, n'a rien suivi, je lui explique le pourquoi du comment, elle me remercie bien poliment, heureuse de ne maintenant pas oublier d'aller voter pour LH dans quinze jours. Candidat ou prof d'éducation civique ?
J'avais peut être été envoûté par l'ex députée CM, croisée quelques instants plus tôt devant sa demeure. Je lui ai confirmé qu'elle était adjointe d'une bien belle commune.

Lay St Christophe, rue des Dames
"Moi vous savez, je vote plutôt Front national". C'est rare de l'entendre, c'est plus souvent suggéré ou sens-entendu.

Avec JK, nous avons longuement discuté avec elle. Mari routier aux horaires impossibles, elle faisant des ménages à des horaires tout autant impossibles, pas une pointe de racisme dans son propos mais pas d'espoir, plus de confiance. Nous avons aussi discuté du programme du FN, au delà des slogans populistes et simplistes, qui attaquera d'abord les plus pauvres, les salariés et les familles.

Un exemple ?
Pour le FN, seules les familles "traditionnelles" ont des droits. Enfants de parents divorcés, familles recomposées, familles monoparentales, voilà ce qui vous est réservé " Les dispositions civiles, fiscales et sociales correspondantes seront revues afin d’avantager les foyers légitimes et leurs enfants " (extrait du programme du FN).

Je vous raconte cette rencontre parce qu'il y avait chez cette personne l'envie d'échanger et de trouver d'autres voies pour espérer un autre avenir pour ses enfants. Elle nous a dit n'avoir jamais discuté de cela avec quelqu' élu que ce soit. Qu'elle était lucide sur la nocivité de Le Pen. Mais qu'elle ne voyait pas d'autres recours pour se faire entendre.

Ceux qui restent encore persuadés que le 21 avril 2002 n'était qu'un accident électoral du à la dispersion de la gauche ont de sombres heures devant eux ...

Le soir JK, JPB et moi rencontrons le maire et ses adjoints, comme la veille le conseil municipal de Bouxières-aux-Dames.
Je me présente car je sens que de ce côté, il est urgent que je fasse moi même le travail. Le candidat DVG est probablement passé récemment ...
Au final, deux échanges approfondis et enrichissants, sur des sujets locaux importants (voie de l'Amezule, écoles et fermetures de classes, services publics, A31 / A32, gare de Vandières et TGV Est, etc.) et des sujets nationaux (santé, emploi, solidarité nationale, fiscalité, cumul des mandats électoraux, ...).

Posté par Mathieu Klein à 22:17 - Campagne 2005 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 15 août 2005

loupe

Le 15 août a sonné l'heure des panneaux électoraux.
Pour les malvoyants, myopes et étourdis, je vous le confirme ici : en bas à gauche de l'affiche de LH vous trouverez deux logos en (environ) 0,3 X 0,2 : UMP et Parti radical valoisien.
Le premier est dirigé par Nicolas Sarkozy et le second par André Rossinot. C'est donc ainsi attesté : l' ex-secrétaire d'Etat l'ex-députée sont de droite.

Pour ceux qui en doutaient ...
Comme par exemple cette Nancéienne croisée rue Courtot Cissey "j'espère bien qu'aux prochaines municipales, vous allez gagner, je veux plus de ce maire, assez vu et sa politique avec, vivement que ça change". Jusque là, tout va bien et moi avec ... elle reprend : "moi j'aimerais que ce soit LH qui gagne la mairie !". C'est à ce moment que je suis au regret d'assumer mon devoir civique et lui faire découvrir avec tristesse les appartenances politique et municipale de son héros.

Moralité : pour être mieux compris, il faut mieux ajuster la taille du logo UMP sur ses affiches.

Posté par Mathieu Klein à 22:49 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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